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La prière

La prière

La prière est la meilleure œuvre après la croyance en Dieu et en Son Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam. C’est un acte obligatoire très important. Il faut donc veiller à l’accomplir de façon correcte, c’est-à-dire en respectant ses conditions de validité, ses piliers et en évitant ce qui l’annule, d’où la nécessité d’apprendre les lois relatives à la prière.

Ce hadith rapporté par At-Tirmidhiyy ainsi que d’autres prouve qu’il est primordial d’apprendre à faire la prière correctement :

روى الترمذي وغيره أن رسول الله صلى الله عليه وسلم دخل المسجد، فدخل رجل فصلى ثم جاء فسلم على النبي صلى الله عليه وسلم، فرد عليه السلام

فقال: ارجع فصل فإنك لم تصل، فرجع الرجل فصلى كما كان صلى

ثم جاء إلى النبي صلى الله عليه وسلم فسلم عليه، فرد عليه

فقال له: ارجع فصل فإنك لم تصل، حتى فعل ذلك ثلاث مرات

فقال له الرجل: والذي بعثك بالحق ما أحسن غير هذا، فعلمني

فعلّمه الرسول صلى الله عليه وسلم الصلاة

Le sens de ce hadith est que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam est entré dans la mosquée, puis un homme est entré et a effectué la prière.

Ensuite cet homme s’est approché et a passé le salam au Prophète. Le Prophète a répondu au salam puis a dit :

(‘irji^ façalli fa’innaka lam touçalli)

ce qui signifie : « Retourne et prie car tu n’as pas prié. »

L’homme est retourné et a prié de la même manière que la première fois. Puis il est revenu et a de nouveau passé le salam au Prophète. Le Prophète a répondu au salam puis a dit :

(‘irji^ façalli fa’innaka lam touçalli)

ce qui signifie : « Retourne et prie car tu n’as pas prié. »

Ainsi l’homme est retourné prier. Cette scène s’est reproduite trois fois. L’homme a alors dit :

ce qui signifie : « Par Celui Qui t’a envoyé avec la vérité, je ne connais pas mieux que cela, enseigne-moi. »

Le Messager lui a alors appris comment prier.

Le ghousl - la grande ablution

Le hadath
et le ghousl obligatoire

 

Il y a deux sortes de hadath – d'état d'impureté rituelle – : le petit hadath et le grand hadath.

Le petit hadath : c'est lorsqu'une des choses annulant le woudou' survient, comme par exemple la sortie de gaz, d'urine ou d'excrément, ou autre chose annulant le woudou'.

Le grand hadath : c'est lorsqu'une des choses rendant obligatoire le ghousl survient. Elles sont au nombre de cinq : (1) l'émission de maniyy – le sperme ou son équivalent féminin –, (2) le rapport sexuel, (3) la fin des règles, (4) la fin des lochies et (5) l'accouchement.

La purification du grand hadath se fait par le ghousl qui comprend des actes obligatoires et des actes recommandés.

Les actes obligatoires du ghousl sont au nombre de deux :

1 - l'intention au moment de laver la première partie du corps. On dit par exemple dans son cœur :« J'ai l'intention de faire le ghousl qui est un devoir» ou« J'ai l'intention de faire l'acte obligatoire du ghousl» ou« J'ai l'intention de lever le grand hadath».

2 - répandre de l'eau sur tout le corps, peau, cheveux et poils même s'ils sont épais. Il est obligatoire de dénouer les cheveux tressés à l'intérieur desquels l'eau pourrait ne pas pénétrer.

Les actes surérogatoires de la grande ablution :

Ils sont nombreux, parmi eux on cite :

1 - la tasmiyah, c'est-à-dire dire Bismi l-Lah lors du début du ghousl ;

2 - faire le woudou' avant le ghousl ;

3- frotter ;

4 - commencer par la moitié droite ;

5 - tripler.

6 - faire succéder les actes sans longue interruption.

7 - soigner les endroits repliés comme les replis des oreilles.

Les lavages surérogatoires de tout le corps :

Ce sont les ablutions de tout le corps, celui qui les fait en sera récompensé et celui qui les délaisse n'en sera pas châtié. Parmi elles, on cite :

- le ghousl du vendredi.

- le ghousl des deux fêtes (^idou l-fitr et ^idou l-'ad-ha).

- le ghousl que l'on fait après avoir lavé un mort.

- le ghousl du fou ou de l'évanoui lorsqu'il reprend conscience.

- le ghousl de l'entrée en rituel pour le pèlerinage ou la ^oumrah.

- le ghousl de l'entrée à La Mecque, de la station à ^Arafah, du séjour nocturne à Mouzdalifah et des tours rituels autour de la Ka^bah.

Le woudou' - les ablutions

Le woudou' :
actes obligatoires et actes surérogatoires

 

Le woudou' fait partie des conditions de validité de la prière, conformément à Sa parole ta^ala ;

يَا أَيُّها الّذينَ آمنوا إذا قُمْتُمْ إلى الصَّلاةِفَاغسِلوا وُجوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إلى المَرافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إلى الكَعْبَيْنِ

[sourat Al-Ma'idah / 6] qui signifie : « Ô vous qui avez cru, quand vous vous apprêtez à faire la prière, lavez vos visages, vos mains [et vos avant-bras] jusqu'aux coudes, passez les mains mouillées sur vos têtes et [lavez] vos pieds jusqu'aux chevilles ».

Le woudou' comporte des actes obligatoires, des actes surérogatoires et des choses qui l'annulent.

Les actes obligatoires du woudou' :

Il y a six actes obligatoires dans le woudou' et, sans l'un d'eux le woudou' n'est pas valable. Ce sont les suivants :

1 - l'intention : elle a lieu dans le cœur et doit être simultanée avec le lavage du visage. On dit par exemple dans son cœur :

نَوَيْتُ الوُضُوء

(nawaytou l-woudou')

« J'ai l'intention de faire le woudou' – la petite ablution –».

2 - laver le visage en entier : de l'endroit où poussent habituellement les cheveux jusqu'au menton et d'une oreille à l'autre.

3 - laver les mains et les avant-bras, coudes compris : le coude, c'est l'articulation des os de l'avant-bras et du bras.

4 - passer la main mouillée sur la tête entière ou une partie de la tête : il suffit donc de passer la main mouillée sur une partie de la tête.

5 - laver les pieds, chevilles comprises : les chevilles sont les deux os saillants de l'articulation du pied avec la jambe.

6 - l'ordre : c'est-à-dire faire les actes obligatoires selon l'ordre dans lequel ils ont été cités, de sorte qu'intervienne d'abord l'intention au moment du lavage du visage, puis le lavage du visage, puis celui des mains et des avant-bras, puis le passage de la main mouillée sur une partie de la tête et enfin le lavage des pieds.

 

Les actes surérogatoires du woudou'

Ce sont les actes sans lesquels le woudou' reste valable, mais toutefois on en manque la récompense. Celui qui délaisse donc un des actes surérogatoires (sounnah) du woudou', ce dernier est valable alors que celui qui en délaisse un des actes obligatoires, son woudou' n'est pas valable.

Parmi les actes surérogatoires du woudou', il y a :

1 - la basmalah (c'est-à-dire dire bismi l-Lah) ;

2 - laver les mains (jusqu'aux poignets) ;

3 - utiliser le siwak – le frottoir à dent – ;

4 - se rincer la bouche (c'est-à-dire faire couler de l'eau à l'intérieur de la bouche) ;

5 - se rincer le nez (c'est-à-dire introduire de l'eau à l'intérieur du nez) ;

6 - passer la main mouillée sur la totalité de la tête ;

7 - passer la main mouillée sur les deux faces des oreilles, côté apparent et côté caché, avec une eau nouvelle ;

8- faire pénétrer l'eau entre les orteils, les doigts et à l'intérieur de la barbe épaisse ;

9 - faire précéder la droite sur la gauche ;

10- tripler : c'est-à-dire laver ou passer la main mouillée sur chaque membre trois fois,

11- frotter les membres ;

12- faire suivre les membres les uns les autres : c'est-à-dire laver un membre avant que le précédent n'ait eu le temps de sécher ;

13- avoir présente l'intention du début jusqu'à la fin de l'acte ;

14- diminuer l'eau utilisée pour le woudou' jusqu'à un moudd ;

15- al-ghourr : lors du lavage du visage c'est dépasser les limites de ce qu'il est obligatoire de laver, de tous les côtés. At-tahjil : lors du lavage des mains et des pieds c'est dépasser les limites de ce qu'il est obligatoire de laver, jusqu'à l'épaule pour les bras et jusqu'au genou pour les pieds.

Enfin, il est recommandé de dire après avoir fini le woudou' :

أَشهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَحدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ،

وَأَشهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبدُهُ وَرَسُولُهُ،

اللَّهُمَّ اجعَلني مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجعَلني مِنَ المُتَطَهِّرِين

('Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'il-la l-Lah wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, 'Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni mina l-moutatahhirin)

ce qui signifie : « Je témoigne qu'il n'est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient».

Les choses qui annulent le woudou'

 

Les choses qui annulent le woudou' sont les choses qui l'annulent lorsqu'elles arrivent à celui qui a fait son woudou'. Il ne lui sera valable de faire la prière qu'après avoir fait de nouveau le woudou'. Ces choses-là sont les suivantes :

- la sortie de quoi que ce soit d'un des deux orifices inférieurs (c'est-à-dire antérieur et postérieur), comme la sortie d'urine, d'excréments, de gaz, de calculs, de vers ou d'autre chose.

- le toucher du sexe ou de l'anus avec l'intérieur de la main par contact direct.

- le contact peau contre peau avec une 'ajnabiyyah – une personne de sexe féminin qui n'est pas inépousable à jamais à cause de liens de sang, d'allaitement ou de mariage –, ayant atteint un âge auquel elle peut être désirée par quelqu'un de normal.

- la perte de conscience par folie, évanouissement ou par ivresse.

- le sommeil autrement qu'assis bien calé sur son postérieur. Ainsi, celui qui s'endort assis, bien calé sur son postérieur, de manière à ce qu'il n'y ait aucun espace entre son postérieur et son siège, son woudou' n'est pas annulé.

Il est interdit à celui dont le woudou' a été annulé d'accomplir la prière : la prière obligatoire ou surérogatoire, les tours rituels autour de la Ka^bah qu'ils soient obligatoires ou surérogatoires car les tours rituels sont du même ordre que la prière sauf qu'il est permis d'y prononcer des paroles communes.

Il lui est aussi interdit de porter le livre du Qour'an (Mous-haf) ou de le toucher c'est-à-dire d'en toucher les pages ou la reliure qui est liée à lui sauf par nécessité.

Mais il est permis à celui dont le woudou' est annulé de réciter le Qour'an, d'entrer dans une mosquée et d'y rester.

Al-'istinja' - le nettoyage intime

Al-istinja'
– le nettoyage intime des najaçah

 

Il est un devoir de faire al-istinja' – de se nettoyer – de toute substance impure selon la Loi de l'Islam, humide et sortant des deux orifices inférieurs antérieur et postérieur, telle que l'urine et les selles.

Al-istinja' se fait avec de l'eau purificatrice ou à l'aide d'un objet capable d'ôter la substance humide, pur, consistant et non respectable (comme une pierre ou du papier).

Al-istinja' avec de l'eau : celui qui fait al-istinja' à la suite des selles verse de l'eau purificatrice sur l'orifice de sortie de la najaçah et il frotte avec sa main gauche jusqu'à ce que la najaçah disparaisse de l'orifice et que l'endroit soit purifié.

Al-istinja' sans eau : si l'on veut utiliser un objet capable d'ôter la substance humide, pur, consistant et non respectable comme la pierre, on essuie l'orifice trois fois. S'il reste de la najaçah, on essuie une quatrième fois ou davantage jusqu'à ce que l'endroit soit nettoyé. Ou bien on essuie avec trois feuilles (par exemple du papier toilette) ou davantage jusqu'à ce que l'endroit soit nettoyé. Il n'est pas suffisant pour al-istinja' sans eau d'essuyer une seule fois, même si l'endroit est nettoyé.

Pour al-istinja' sans eau, il est une condition qu'il intervienne :

1 - avant que l'endroit ne soit sec. Par conséquent, lorsque ce qui est sorti a séché, c'est un devoir d'utiliser l'eau.

2 - avant le déplacement. Par conséquent, si ce qui est sorti s'est diffusé et s'est étalé par rapport à l'endroit où cela se trouvait, c'est un devoir d'utiliser de l'eau.

Il est recommandé d'entrer aux toilettes avec le pied gauche et d'en sortir avec le pied droit, à l'inverse de la mosquée. Ainsi, pour les mosquées, il est recommandé d'entrer avec le pied droit et d'en sortir avec le pied gauche.

Se purifier des najaçah

La purification des najaçah
– des substances impures selon la Loi de l'Islam – 

Les différentes sortes de najaçah (substance impure selon la Loi de l'Islam) sont : l'urine, les excréments, le sang, le pus, le vomis, l'alcool, les cadavres exceptés ceux des poissons, des criquets et des humains, ainsi que leurs os et leurs poils.

La najaçah se classe en najaçah perceptible ou imperceptible.

-       La najaçah perceptible (^ayniyyah) : C'est la najaçah dont on distingue la couleur, le goût ou l'odeur ou une quantité restante.

L'endroit de la najaçah perceptible est purifié en éliminant la substance puis en versant de l'eau purificatrice sur l'endroit rendu impur. Lorsque la couleur, le goût et l'odeur ont disparu, l'endroit est devenu purifié.

-      La najaçah imperceptible (houkmiyyah) : C'est celle dont la substance, le goût, la couleur et l'odeur ont disparu.

On élimine la najaçah imperceptible en versant dessus de l'eau purificatrice. Ainsi, lorsque de l'urine est arrivée sur un endroit puis a séché, sa substance ayant disparu ainsi que sa couleur, son odeur et son goût, il suffit de verser de l'eau sur cet endroit pour qu'il soit purifié.

S'il s'agit d'une najaçah provenant du chien ou du porc, comme lorsqu'on a touché un chien ou un porc avec la main humide ou lorsque le corps ou les vêtements ont été touchés par leur salive, on élimine cette najaçah en la lavant sept fois avec de l'eau, dont une fois en mélange avec de la terre purificatrice.

Remarque : Les animaux vivants sont tous purs sauf le chien, le porc, le produit du croisement avec l'un d'eux ou des deux ensembles.

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